Antioxydant

Cassis

Historique et généralités

Le cassis est très fort en antioxydants.

Originaire d’Europe septentrionale, le cassis ou cassissier est un arbrisseau mesurant entre 1 m et 1,50 m. Le cassis était inconnu des anciens Grecs et Romains. Le mot  »cassis » peut porter à confusion puisque l’arbuste et ses fruits portent tous deux le même nom.  Le cassis est cultivé depuis le 16ème siècle.   Au début du XVII siècles, l’Abbé Bailly de Montaran dans son traité intitulé  »Les propriétés admirables du Cassis », vante ses multiples vertus médicinales, plus ou moins réelles par ailleurs.  C’est alors l’euphorie en France tout au long du 18ème siècle pour retrouver une place beaucoup plus modeste dans la pharmacopée française du temps.  Le cassis est utilisé depuis longtemps en phytothérapie, mais les premières traces écrites de son usage sont relativement récentes et datent du 12ème siècle avec Hildegarde de Bingen, religieuse allemande et botaniste qui préconise l’utilisation du cassis dans le traitement de la goutte.

Pour un usage médicinal, les bourgeons se récoltent au début du printemps, les feuilles en juin et les fruits à maturité. On utilise le fruit pour la circulation (retour veineux) et la feuille pour le traitement des soucis articulaires. En phytothérapie, les suppléments de Cassis sont principalement utilisés pour soulager les rhumatismes.  Le cassis peut être employé par voie interne ou par voie externe.  Il présente des feuilles à cinq lobes et aux bords dentelés, des fleurs en corolles et, bien sûr, de petits fruits tombant en grappes.

Les feuilles du cassis

Le cassis regorge de phytonutriments
Le cassis est très fort en antioxydant

Les feuilles sont la partie du cassis la plus utilisée en phytothérapie. Pour ce faire, elles sont séchées et finement broyées. Très fortes en antioxydants, on leurs accordent des effets antirhumatismales, anti-inflammatoires et diurétiques. On rapporte aussi une activité anti-hypertensive et vasodilatatrice. Ces activités permettent au cassis d’atténuer les douleurs articulaires, les rhumatismes, l’arthrite, l’arthrose et la goutte.  Son composé phénolique aide aussi à diminuer la pression artérielle et aide à réguler la circulation sanguine. Il diminue aussi les risques d’arthrose. Les feuilles de cassis aident à lutter contre certains phénomènes allergiques comme l’asthme et l’urticaire.

Dans les années 1990, des études pharmacologiques poussées ont été menées pour prouver l’intérêt de la feuille de cassis dans le domaine des manifestations articulaires douloureuses.  En 2003, la Coopération Scientifique Européenne en Phytothérapie a reconnu l’usage traditionnel du cassis comme « traitement complémentaire visant à soulager les douleurs dues à des rhumatismes».  En 2010, l’Agence Européenne du Médicament a reconnu l’usage traditionnel des feuilles et des baies de cassis « pour soulager les douleurs articulaires mineures et pour augmenter la quantité d’urine en traitement complémentaire des infections urinaires.

Les bourgeons et les fruits

Les bourgeons pour leur part, participent à l’élimination des déchets et des toxines et peuvent aider à la perte de poids.  Le cassis est aussi un anti-bactérien.  Les baies contiennent quatre fois plus de vitamice C que l’orange.  En stimulant les défenses immunitaires, les baies (jus, sirop) aident à nous soigner des états grippaux et les rhumes. Les fruits améliorent en outre l’acuité visuelle et la présence de pectines leur permet d’être de bons anti-diarrhéiques.  Les graines étant très riches en acide gamma-linoléique, elles ont un réel intérêt dans le traitement des carences en acides gras polyinsaturés, notamment en oméga 6.  La consommation d’huile de pépins de cassis peut ainsi apporter une amélioration, certes modérée mais non négligeable, du système immunitaire ainsi qu’une réduction de la tension artérielle.  L’huile de pépins de cassis peut aussi être utilisé en temps qu’hydratant en application sur la peau.  Les fruits améliorent en outre l’acuité visuelle et la présence de pectines leur permet d’être de bons anti-diarrhéiques.  Les graines étant très riches en acide gamma-linolénique, elles ont un réel intérêt dans le traitement des carences en acides gras polyinsaturés, notamment en oméga 6.

Les vertus médicinales du Cassis

UTILISATION INTERNE

  • Effets anti-inflammatoire et anti rhumatismal : le cassis atténue les douleurs articulaires, les rhumatismes, l’arthrite, l’arthrose et la goutte
  • Effet diurétique : les bourgeons participent à l’élimination des déchets et des toxines ; ils peuvent aider à la perte de poids.
  • Fluidifiant sanguin : les feuilles de cassis font baisser la pression artérielle et régulent la circulation sanguine
  • Effet antistress : en favorisant la sécrétion de cortisol, les feuilles facilitent l’activité du système nerveux sympathique et permettent de lutter contre la fatigue et la dépression.
  • Effet antibactérien : les baies de cassis contiennent beaucoup de vitamine C (quatre fois plus que l’orange), qui stimule les défenses immunitaires et soigne les états grippaux et les rhumes.

UTILISATION EXTERNE

Propriétés calmantes : en gargarismes, les feuilles de cassis soignent les aphtes et autres affections de la gorge (enrouements, maux de gorge).  L’eau florale calme les irritations de la peau et les allergies.

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES USUELLES

Douleurs articulaires, arthrose, arthrite et goutte, par l’action des flavonoïdes.  Fatigue, dépression : le cassis est un tonique général.  États grippaux, rhumes, maux de gorge et affections de la bouche, grâce à la vitamine C et aux tanins des baies.

AUTRES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES DÉMONTRÉES

Diarrhées légères, grâce aux tanins contenus dans les baies ;  irritations cutanées ;  réactions allergiques.

Source :

Guide phytosanté

http://www.guide-phytosante.org/veinotoniques-articulations/cassis/

Wikepedia

Passeport santé

Diverses lectures

 

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