Un phytonutriment c’est quoi?

Composés de plantes qui sont censés avoir des qualités de protection de la santé

Bien qu’il se précise de plus en plus, le terme «phytonutriments» et «phytochimiques» sont utilisés indifféremment pour décrire les composés de plantes qui sont censés avoir des qualités de protection de la santé. Chez les scientifiques, le terme phytochimique est dépassé et ils emploient maintenant le terme phytonutriment. Les phytonutriments réfèrent aux milliers de produits chimiques naturels que les aliments contiennent. Plus de 25 000 phytonutriments se trouvent dans les aliments végétaux. Dans la nature, les phytochimiques aident à protéger les plantes contre les germes, les champignons, les insectes et les autres menaces. Contrairement aux vitamines et aux minéraux que contiennent les plantes, les phytonutriments ne sont pas essentiels pour la vie. Par contre, ils sont merveilleux pour aider à prévenir les maladies et aussi pour le fonctionnement du corps en général.

Les phytonutriments sont la source des antioxydants. On les trouve dans les fruits et légumes mais aussi dans d’autres ingrédients tels que:

  • Grains entiers
  • Noisettes
  • Haricots
  • Thé
  • Épices

Parmi les classes courantes de phytonutriments on retrouve :

    • les caroténoïdes
  • les flavonoïdes (polyphénols), y compris les isoflavones, les inositolphosphates, les lignanes, les isothiocyanates, les indoles, les phénols et des composés cycliques soient les saponines, les sulfures, les thiols et les terpènes.
  • L’acide ellagique
  • Le resveratrol
  • Les glucosinolates
  • Les phytoestrogènes
  • Les caroténoides:

La carotte à une forte concentration de caroténoïdes
Schwarzenarzisse / Pixabay

Les caroténoïdes agissent comme des antioxydants dans notre corps. Il y en a plus de 600. Ils donnent aux fruits et légumes les couleurs rouge, jaune et orange. Les caroténoïdes s’attaquent entre autres aux radicaux libres nuisibles qui endommagent nos tissus. Les types de caroténoïdes qui peuvent avoir avantages pour la santé comprennent l’Alpha-carotène, le bêta-carotène et le bêta-cryptoxanthine car notre corps peut convertir tous ces éléments en vitamine A. La vitamine A aide à maintenir le bon fonctionnement de notre système immunitaire et elle est nécessaire pour la santé des yeux. Les aliments jaunes et orange comme les citrouilles et les carottes, le jus en particulier, sont de bonnes sources d’alpha- et de bêta-carotène mais la patate douce leur est supérieure. La courge, la betterave et l’épinard sont aussi d’excellentes sources en vitamine A. Un autre caroténoide, le lycopène réduirait les risques de maladies de la prostate. On le retrouve particulièrement dans la tomate en jus, nature, purée, etc. Par contre, les tomates cuites sont encore plus concentrés en lycopène. Le lycopène est aussi présent dans le melon et les pamplemousse rosés et rouges.

  • Les flavonoïdes:

Les flavonoïdes forment une sous-classe des polyphenols et sont responsables de la couleur variée des fleurs et des fruits. Il y en a plus de 6000 à avoir été décrits chez les plantes et ils représentent une source importante d’antioxydants dans notre alimentation. Flavones, flavanones et flavanols  en font tous parti des flavonoïdes et agissent principalement comme antioxydants en stabilisant les radicaux peroxydes. Les flavonoïdes se retrouvent dans une variété d’aliments végétaux. On les retrouve aussi dans de nombreuses boissons : vin rouge, bière, lait de soja, thé et chocolat noir. Le thé vert est une source particulièrement bonne de catéchines et aident à se prémunir et combattre les maladies de certains cancer.

Certains scientifiques préfèrent séparer, pour tenir compte de leurs propriétés particulières, les dérivés flavaniques, les anthocyanosides et les isoflavonoïdes et conserver l’appellation de flavonoïdes au sens strict pour les autres. Les anthocyanes et les proanthocyanes sont particulièrement concentrés dans le bleuet sauvage et la canneberge.

  • L’acide ellagique :

L’acide ellagique est un polyphenol présent dans de nombreux fruits et légumes dont :  les framboises, les fraises, les canneberges, le bleuet sauvage, les noix de pacan et la grenade. L’acide ellagique est l’un des principaux constituants de nombreuses plantes produisant des tanins connus sous le nom d’ellagitanins.

  • Le resvératrol

Le resvératrol est un polyohenol.  Le resvératrol est présent dans certains fruits, particulièrement dans le raisin rouge et le vin.  Pour le vin, l’importance du resvératrol dépend en outre de la durée de macération des peaux dans le jus. Cela explique pourquoi les vins blancs ont moins de resvératrol que les vins rouges. Cependant certains affirment que l’effet antioxydant du vin proviendrait plutôt des flavonoïdes et des acides-phénols plutôt que du resvératrol que contient le raisin, puisque ce dernier y est présent à des doses plusieurs centaines de fois inférieures. Plusieurs études sont en cours pour bien élucider le phénomène. On retrouve le resveratrol aussi dans les mûres (particulièrement dans la canneberge), les fèves, les cacahuètes non-grillés et le cacao sous forme de chocolat noir. La rhubarbe, la granade font aussi partie des végétaux à forte teneur en resvératrol. Le resvératrol est capable d’inhiber l’agrégation des plaquettes sanguines.

  • Les glucosinolates

Les glucosinolates, sont des métabolites secondaires des plantes. On les retrouve en particulier dans les crucifères (chou, brocoli, bok choy, etc.). Les glucosinolates agissent en tant que moyen de défense contre les ravageurs. Ils sont responsables de la saveur amère ou piquante de nombreux aliments communs comme les radis, la moutarde et les choux.  Les deux grandes classes de composés phytoestrogéniques qui ont le plus retenu l’attention des chercheurs sont les isoflavones et les lignanes. On se doit d’être prudent avec les glucosinolates car, à forte dose dans l’alimentation, elles deviennent toxiques. Consommés sous les seuils de danger, leur prise développe des propriétés antifongiques, antibactériennes, anti-oxydantes, antimutagéniques et anticarcinogéniques. Plusieurs études suggèrent qu’une alimentation riche en crucifères pourrait protéger contre les risques du cancer du poumon et du cancer colorectal. Cependant, il y a des études contradictoires.

  • Les phytoestrogènes

Leur nom vient de estrus (période de fertilité des femelles de mammifères) et.de phyto, plante. Les phytoestrogènes sont un groupe de composés produits naturellement par les plantes qui ont la capacité de provoquer des effets oestrogéniques ou anti-œstrogéniques. Les deux grandes classes de composés phytoestrogéniques qui ont le plus retenu l’attention des chercheurs sont les isoflavones et les lignanes.

Parmi les plantes alimentaires, le soya (Glycine max) et les graines de lin (Linum usitatissimum) sont les principales sources de phytoestrogènes. Suivent en moins concentré les petits fruits, la citrouille, les grains entiers et le son d’avoine, de seigle et d’orge, des noix, des céréales, du pain, des légumes et des fruits.   Du côté non alimentaire, le trèfle rouge (Trifolium pratense) constitue le végétal le plus étudiée.

Source:

Wikepedia

Passeport Santé

Nutra News

Phytonutriment Canada

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